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Triennale Art
Industrie
& Dunkerque
Hauts–de–France
Triennale Art & Industrie Dunkerque Hauts–de–France

Lieu : Le pôle culturel ville d’arras

Rue Braque 62 000 ARRAS – Centre social Arras ouest, 39, avenue de l’Hippodrome 62 000 Arras

Œuvre dans l'espace public : Visible depuis la rue Braque à Arras, diffusion du journal au centre social Arras Ouest à compter de septembre 20

Tarif

Entrée libre

 

septembre 29 @ 8h00 décembre 31 @ 17h00

Réalisées à partir de documents, d’objets glanés au cours de ses pérégrinations, les images de Pierre-Oliver Arnaud sont pour certaines abstraites, pour d’autres figuratives, mais ont pour particularité de former un ensemble homogène. Cela tient sans doute à leur cadrage. Il s’agit en effet de détails, d’extraits, de fragments d’images rephotographiées qui ne permettent pas une identification certaine de l’objet initialement photographié, mais dans lesquels se glissent quelques indices évocateurs. Ces images d’images sont, pour reprendre les mots de l’artiste, « la traduction anonyme et désaffectée de nos économies, de nos désirs, de nos projections » et ce qu’il en demeure après avoir été soumises à de multiples manipulations numériques. Quelle que fût leur gamme chromatique originelle, les vingt-quatre images de cette série sont toutes soumises à un gris neutre qui gomme tout autant qu’il révèle leur singularité. Chacune de ces opérations tend à faire disparaître l’identité même des images, comme si leur anonymat était le seul moyen de garantir leur accessibilité. Le recours à des supports d’impression périssables participe de cette tentative. La même image, lors de sa campagne d’affichage, sera visible pendant un mois avant d’être recouverte par la suivante. Une à une, les affiches se succèderont. À l’issue des vingt-quatre mois, les panneaux seront démontés et un journal rassemblant les affiches sera offert au public, jusqu’à épuisement. En accompagnant ainsi la disparition progressive des images, Pierre-Olivier Arnaud questionne la nature même de l’image, son essence et sa production, ses modes de diffusion et de consommation, comme sa capacité de résistance.

L’œuvre Place du jour est issue de la commande d’œuvres temporaires réactivables pour l’espace public lancée par le Cnap fin 2019 sur une initiative du ministère de la Culture. Produite selon les consignes transmises par l’artiste, chacune de ces œuvres s’installe de façon temporaire dans l’espace public et pourra par la suite être réactivée dans un lieu différent.

Place du Jour, Pierre-Olivier Arnaud, 2022-2023, Commande du Centre national des arts plastiques (Cnap)
©Pierre-Olivier Arnaud Place du Jour, Pierre-Olivier Arnaud, 2022-2023, Commande du Centre national des arts plastiques (Cnap)

Présentation du Cnap : Le Centre national des arts plastiques (Cnap) est l’un des principaux opérateurs de la politique du ministère de la Culture dans le domaine des arts visuels. Il enrichit, pour le compte de l’État, le Fonds national d’art contemporain, collection nationale qu’il conserve et fait connaître par des prêts et des dépôts en France et à l’étranger, des expositions en partenariat et des éditions. Avec plus de 107 000 œuvres acquises auprès de 22 000 artistes depuis plus de deux siècles, cette collection constitue un ensemble représentatif de la variété des courants artistiques.

Acteur culturel incontournable, le Cnap encourage la scène artistique dans toute sa diversité et accompagne les artistes ainsi que les professionnels à travers plusieurs dispositifs de soutien. Il contribue également à la valorisation des projets soutenus par la mise en œuvre d’actions de diffusion.